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Précis des campagnes de Turenne 1644-1675 / [H. Turenne]
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siège infructueux de Brünn, délivrait en même tempsde son plus grand souci, se trouvait heureusement enmesure de secourir son allié. Il lui envoya Un corpsde 5,000 chevaux, sous l’archiduc Léopold-Guil-laume et Gallas, qui lit sa jonction avec Gcleen leG octobre; puis, sans perdre de temps, l’armée com-binée se porta sur le Ncckar, par Gmiind et Wai-blingen.

Tureime, dont les troupes étaient inférieures demoitié, ne l’avait point attendue et s’était retiré enhâte sur Wimpfen. Le pont que le duc d’Anguienavait fait jeter quelques mois auparavant ayant étéemporté par une crue, les Français durent passer larivière à la nage, « chaque cavalier ayant en croupeun fantassin ». Puis, comme l’armée austro-bavaroisecontinuait à s’avancer, assez lentement, il est, vrai,alourdie qu’elle était par ses bagages, le maréchalprit le parti de se réfugier sous le canon de Philipps-bourg et prit son camp, comme d’habitude, entre laplace et le Rhin (13 octobre).

L’archiduc vint bien tâter la position, mais la trou-vant trop forte, il rebroussa chemin et s’en alla mettrele siège devant Wimpfen, où Turenne avait laissé unegarnison de 600 hommes cl le gros canon de l’armée.Toujours prêt à profiter de la moindre circonstancefavorable, le maréchal résolut de secourir la ville ;mais, sur ces entrefaites, Gramont fut rappelé enFrance avec scs troupes, et la cavalerie weiinariennerefusa de marcher sous prétexte que la saison étaittrop avancée. Il fallut donc renoncer à l’entreprise etWimpfen ne tarda pas à se rendre; après quoi, lesImpériaux et les Bavarois se séparèrent et prirent