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Précis des campagnes de Turenne 1644-1675 / [H. Turenne]
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était pas moins trouvé isolé, pendant tout un mois,en face des Impériaux et des Bavarois ; n’étant pas deforce à lutter contre eux — bien que Kœnigsmarklui eût amené dé Brême, au mois de juin, un renfortde 8,000 hommes, — il avait été réduit à manœu-vrer, ce qu’il lit avec infiniment de prudence etd’adresse. Cependant, après plusieurs combats insi-gnifiants qui tournèrent en partie à son avantage, ilfinit par se trouver acculé dans son camp d’Amœne-burg, à l’est de Marburg. Mais sa position était siforte que l’ennemi n’osa point l’attaquer et se bornaà le bloquer, du reste assez incomplètement.W rangel, abondamment approvisionné par les villeshanséatiques, attendit patiemment l’arrivée annoncéede Turenne; et l’archiduc, qui, au contraire, man-quait de vivres, se replia sur Friedberg à la premièrenouvelle de l’approche des Français.

Turenne et Wrangel réunis se trouvaient encoreinférieurs à l’armée austro-bavaroise, qui venait d’êtrerenforcée par les troupes des cercles de Westphalieaux ordres de Melander (Ilolzapfel) (') ; néanmoins, ilsrésolurent de marcher immédiatement à l’ennemi. Ilsle trouvèrent derrière la Nidda, mais si bien posté (àllbenstadt), qu’ils ne se risquèrent pas à l’attaquer.

(') Il est impossible de fixer, même approximativement, lescli'ectils en présence, tant les évaluations varient, selon lesauteurs (do 17,00U à 30,000 pour les Français et Suédois, de20,000 à 35,000 pour les Impériaux et Bavarois); certains écri-vains prétendent môme que la supériorité numérique étaitacquise aux premiers; mais devant de telles divergences et enl’absence de tout document précis, il n’y a aucune raison de nepas en croire Turenne, qui, dans ses Mémoires, affirme lecontraire.