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par Scliorndorf, sur Lauingen, les Suédois ù gauche,par Nœrdlingen, sur Donauwoerth. Le Danube futfranchi sur ces deux points sans le moindre obstacle,et tandis que Wrangel traversait le Lccli pour investirRain, Turenne se dirigeait sur la ville impérialed’Augsbourg, dont Maximilien avait bien-exhorté leshabitants à la résistance, mais qu’il n’avait pas eu letemps — ou les moyens — de faire occuper par unegarnison ù lui. Le maréchal espérait y pénétrer sanscoup férir, les bourgeois étant tout disposés à entreren pourparlers, lorsque son allié le pria de venirl’aider au plus vite à s’emparer de Rain. Celtdernière place n’avait cependant pour toute garnisonque 1,500 miliciens; mais elle était assez bien torti-llée, et un homme énergique, le lieutenant-colonelGipsholen, y commandait. Wrangel, voyant ses somma-tions repoussées, dut en venir h un siège en règle.Attaqué avec vigueur par les Suédois et les Français,abandonné par scs soldats, Gipsholen ne se renditqu’au bout de neuf jours et lorsque la brèche futdevenue praticable. Seulement, dans l’intervalle,Augsbourg avait été occupé par le colonel bavaroisRouyer, accouru de Memmingen avec 1,500 hommes,et la prise de R lin ne compensait que très insuffi-samment la perte de cette grande ville, aussi impor-tante par sa situation que par ses abondantesressources. Turenne se repentit vivement de l’avoirlaissée échapper, en cédant trop facilement auxinstances de son allié, et, tout bienveillant qu’il étaitordinairement dans ses jugements, il s’est demandédans ses Mémoires si ce n’était pas à dessein queWrangel l’avait appelé à Rain; il est certain que les