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fourrageurs suédois, qui étaient pourtant protégés par10 escadrons, les mit en déroute et fit un assez grandnombre de prisonniers. Mais, en somme, il ne sepassa rien de sérieux, et Piccolomini, qui s’était flattéde surprendre le camp ennemi par une nuit obscure(7 août), le trouva si bien gardé qu’il dut renoncerà son entreprise.
Enfin, le 28 août, l’armée franco-suédoise, se voyantsur le point de manquer de vivres, abandonna soncamp, mais pour en reprendre un autre à l’est deLandshut, à Moosburg, dans la presqu’île formée parle confluent de l’Amper avec l’Isar. Piccolomini n’es-saya ni de les attaquer dans leur marche, ni de lesdéloger de leurs nouvelles positions : il alla s’établirà Vilsbiburg, sur la Vils, et ce fut encore l’épuise-ment complet des ressources du pays qui, au boutd’un mois, détermina Turenne et Wrangel à un nou-veau déplacement : le 25 septembre, ils se transpor-tèrent de Moosburg à Dachau, presque aux portes deMunich, qu’ils se préparèrent à assiéger. Alors, surles sollicitations pressantes de l’Électeur, qui craignaitque sa capitale ne fût prise d’assaut et livrée au pil-lage, le généralissime impérial marcha sur Munich,dont l’ennemi renonça à s’emparer.
pria Maximilien de souffrir que Jean de Wœrth fut pourvu d’uncommandement à l’armée principale. L’Electeur laissa à seslieutenants le soin de résoudre cette question délicate, et commeles circonstances étaient pressantes, ils se résignèrent à tolérerWœrth à côté d’eux, après qu’il eut fait toutefois amende hono-rable; le seul Feldzeugmeister comte d’Hunolstein protesta enquittant l’armée. Wœrth, du reste, ne joua plus dorénavantqu’un rôle effacé; à la paix, il se retira dans la terre de Renatek,en Bohème, que l’Empereur lui avait donnée, et y mourut dansl’oubli, en 1652.