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Précis des campagnes de Turenne 1644-1675 / [H. Turenne]
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On s’est étonné que Turenne et Wrangel aientainsi passé dans une inaction presque complète laseconde partie d’une campagne qui avait si bien com-mencé. 11 en faut, sans doute, chercher la cause dansles progrès rapides qu’avaient faits dans ces dernierstemps les négociations en vue de la « paix géné-rale ». Celle-ci étant maintenant imminente, et, ilfaut le dire, unanimement désirée, on a tout lieu decroire que les généraux reçurent de leurs gouverne-ments respectifs l’invitation de ne pas se lancer dansdes opérations sérieuses ; c’est probablement à unsemblable motif qu’il faut attribuer aussi le peu d’ac-tivité de Piccolomini.

Quoi qu’il en soit, le temps étant devenu forL mau-vais, Turenne et Wrangel évacuèrent la Bavière, « oùils n’avaient rien laissé », et allèrent passer le Lechà Kaufering (7 août) ; puis, comme le pays qui s’étendentre le Lech et l’Iller n’était pas moins ruiné que larégion comprise entre le Lech et l’Isar, ils se réso-lurent à revenir en Franconie. Le 12, ils franchirentle Danube à Donauwœrth et marchèrent sur Fcucht-wang, où ils reçurent l’avis de la conclusion de lapaix. Ils pouvaient se glorifier d’y avoir aussi puis-samment contribué que qui que ce fût et avaient misle sceau à leur réputation, dans cette dernière cam-pagne, « en parcourant l’Allemagne avec une mobi-lité et une hardiesse qui contrastent avec la manièredont la guerre s’est faite depuis » (').

(‘) Napoléon.