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lation de Paris (janvier 1650). Cet acte de vigueurfut le prélude de la « jeune Fronde » ou « Frondedes Princes », qui eut pour la France des consé-quences plus sérieuses que la première, car ellefournit à l’Espagne, que la paix de Rueil avait déçue,un prétexte pour intervenir, cette fois, par les armes.11 est triste d’avoir à constater que Turenne se trouvaau premier rang des nobles qui, aveuglés par leshaines politiques, tournèrent leurs armes non seule-ment contre le Roi, mais encore contre leur pays;bien qu’ayant reçu de Mazarin, justement inquiet, lapromesse « d’une sûreté entière et de beaucoup debons traitements », il ne voulut rien écouter et résolutde prendre toutes les mesures pour obliger le cardi-nal à « relâcher M. le Prince » : sa rancune contre lacour faisait taire ses vieux ressentiments contreCondé.
Turenne quitta donc Paris immédiatement aprèsl’arrestation des princes, et partit avec quelques amispour Slenay, petite place que la cour avait donnée àCondé, pour le récompenser de ses services. A peinearrivé, le maréchal s’occupa de lever des troupes;il réussit cette fois à gagner trois des régiments quiavaient servi sous lui en Allemagne, notamment celuiqui portait son nom, et, en vendant sa vaisselled’argent, il leva dans le pays ou débaucha dans lesplaces voisines un certain nombre d’hommes ; enfin,il fut rejoint par beaucoup d’olFiciers et de soldats desrégiments portant les noms de Condé, de son fils etde son frère, que Mazarin avait eu l’imprudence deréformer ou de diriger sur l’Italie. En peu de temps,sa petite armée s’éleva à 6,000 à 7,000 hommes;