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Reine et Villejuif, ce qui causa de vives inquiétudesaux Parisiens. Mais Mazarin ne jugea pas à proposde resserrer davantage la capitale, dont les divisionsdevaient lui ouvrir les portes un jour ou l’autre ; ilpréféra assiéger Ëtampes, pour « tâcher de dissiperle corps d’armée qui y était renfermé et qui était lefondement même de la guerre civile »; c’était, en effettout ce qui restait aux princes en fait de troupesorganisées. Comme cette expédition laissait Saint-Germain à découvert, la cour se transporta de nou-veau à Corbeil, puis à Melun.
Le 26 mai, Turenne ouvrit la tranchée devantËtampes; mais comme il n’avait en tout que 10,000hommes, il ne pouvait investir complètement la ville,ce qui facilita la tâche de la défense. Tavannes, dispo-sant encore de 7,000 hommes, — « tous gens d’élite »d’après les Mémoires de M" e de Montpensier, — résistaavec vaillance. Néanmoins, l’armée royale était par-venue à emporter tous les dehors, lorsqu’elle futobligée de faire face à un nouvel ennemi, Charles IV,duc détrôné de Lorraine, qui amenait son arméenomade au secours de Condé, et venait de faire sonentrée dans Paris aux acclamations de la foule. Ceprince, descendu à la condition de chef d’aventurierset dont les 10,000 soldats constituaient maintenantles seuls sujets, aimait généralement mieux négocierque se battre, et dans le même moment où il traitaitavec Condé et le duc d’Orléans, il faisait faire à lacour des propositions qu’on se gardait bien derepousser. Toutefois, comme il s’était engagé ù fairele siège d’Étampes, il vint établir son camp derrièrel’Yères, entre Villeneuve-Saint-Georges et Limeil, et