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se mil, à ravager tous les environs jusqu’aux portesde Paris.
Turenne abandonna alors Étampes, où il aurait puse trouver pris entre deux feux, pour marcher contreles Lorrains, passa la Seine à Corbeil, l’Yères àBrunoy et se trouva en vue du camp de Charles IY,qui occupait sur les coteaux une situation très forte.Le maréchal n’en menaça pas moins d’ailaquer si leduc ne se retirait pas sur-le-champ. C’était assuré-ment payer d’audace, car « si l’armée des princes eûtjoint celle des Lorrains, les choses étaient dans unesituation si critique que deux ou trois heures auraientpu changer la face des affaires ». Mais l’armée desprinces ne vint point et le duc de Lorraine, se con-sidérant comme- dégagé de sa parole puisqu’il avaitfait lever effectivement le siège d’Elampes, signa avecla cou!’ un traité dans lequel il s’engageait à cesserimmédiatement les hostilités et à sortir de Francepar le plus court chemin. '
Tavannes s’était bien mis en route pour se joindreau duc de Lorraine, mais celui-ci commençait déjà saretraite lorsque l’armée des princes parut sur la rivegauche de la Seine. Ce que voyant, elle se porta surVillejuif, d’où Condé la ramena à l’ouest de Paris etl’établit derrière la Seine, entre Suresncs et Saint-Cloud. De son côté, Turenne se porta à Lagny, sur laMarne, de peur que le duc de Lorraine ne se ravisât ;Charles IV, toutefois, ne songeait pas pour le momentà violer ses derniers engagements et s’éloignait ensuivant scrupuleusement l’itinéraire que le traité luiavait imposé; sa retraite permit de disposer d’uncorps de 3,000 hommes, aux ordres du maréchal