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Meuse) à Calais, qu’ils essayèrent en vain de surpren-dre (30 juin). Ils tâtèrent ensuite, sans plus de suc-cès, Ardres (au nord ouest de Saint-Omer), puis sedirigèrent vers le sud et poussèrent une pointe jus-qu’à Ribemont, sur l’Oise; après quoi ils revinrentsur la Sambre.
Pendant ce temps, Turenne s’était tenu dans lesenvirons de Vervins, surveillant attentivement tousles mouvements de l’ennemi, mais en faisant pour soncompte aussi peu que possible. La nouvelle de la capi-tulation de Montmédy le trouva au camp de Rumi-gny, à mi-chemin de Vervins et de Mézières. Déjà,en prévision de la chute prochaine de la forteresseluxembourgeoise, le maréchal et Mazarin avaientexaminé divers plans pour les opérations ultérieures.Le cardinal, qui cherchait à terminer la campagnesans nouveaux sacrifices d’argent, tant était grandela pénurie du trésor public, s’en serait volontierstenu à un projet restreint où « le siège de Rocroyprésentait l’opération capitale; il assignait à un corpsdétaché le rôle de couvrir les places de la Somme;quant aux quartiers d’hiver, dénoûment obligé detoutes les combinaisons, il faisait entrevoir la possi-bilité de les prendre dans le Luxembourg, après quel’on se serait rendu maître de Neufchâteau, Virton,Arlon et Rastogne, toutes places qu’il signalait commen’exigeant pas de grands efforts pour être rédui-tes » j 1 ). Mais il tardait à Cromwell d’entrer en pos-
(*) Colonel Bourei.i.y, Deux campagnes de Turenne en Flan-dre; la bataille des Dunes (Paris, 1886). Cet ouvrage, composésurtout à l’aide de nombreux documents inédits tirés du richedépôt des Archives étrangères de France, jette une vive lumière