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session des places maritimes que le traité de Parisassurait à l’Angleterre et, bien que Mazarin s’efforçâtde démontrer que « les attaquer et s’exposer visible-ment à recevoir un affront n’était qu’une mêmechose » ( l ), le Protecteur se plaignait vivement del’inexécution des clauses stipulées au commencementde l’année. Par suite, l’idée du siège de Rocroy futabandonnée, et Turenne, qui penchait, lui, pour unebrusque irruption en Flandre, fut laissé libre d’agircomme il l’entendrait.
Il se porta alors de l’Oise sur la Lys, en quatrejours de marche, et mit le siège devant Saint-Venant,au sud-ouest de Béthune (16 août). Condé, qui guet-tait son départ, le suivit de près, atteignit et pillaen passant les bagages de l’armée française quiétaient restés en arrière ; il se préparait à l’attaquerelle-même avant qu’elle eut eu le temps de seretrancher, lorsqu’il en fut empêché mal à propos,comme de coutume, par don Juan d’Autriche etCaracena. Leurs hésitations tirèrent Turenne d’unesituation extrêmement critique : « Quand l’ennemiest arrivé à une lieue de moi, écrivait-il au secrétaired’État Le Tellier, je n’avais ni vivres ni munitions deguerre, pas un quart de la ligne faite, et à leur front,
sur l’histoire des années 1057 et 1658, au double point do vue dola politique et de la guerro.
(') Mazarin au Président do Bordeaux, ambassadeur à Londres,2 juin 1657. Le cardinal ajoute qu'il attend le moment do “ pou-voir aller fondre tout à coup sur quelqu’une des places do la mer,à quoi M. do Turenne a ordre de songor préférablement à toutoautre chose; et, outre qu’il est fort ponctuel h l’exécution,dosordres qu'il reçoit, je puis vous dire que, par son inclination, ilest plus porté aux desseins do la mer quïi aucun autre ».