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éclaté dans lesProvinces-Unies. Les désastres éprouvésdepuis le commencement de la campagne — désastresque n’avait pu atténuer le succès l’emporté le 7 juinpar la flotte hollandaise sur les escadres combinéesde la France et de l’Angleterre dans les parages deSolbay (*) — avaient complètement discrédité le gou-vernement de Jean de Witt, auquel on reprochait dene savoir faire ni la guerre, ni la paix. Ceux qui,vingt ans auparavant, s’étaient montrés les plusacharnés à réclamer l’abolition de stathoudérat, endemandèrent le rétablissement en faveur de Guil-laume d’Orange, le seul homme qui partit capablede sauver l’indépendance de son pays. Le prince futen môme temps confirmé dans les fonctions de capi-taine général, dont il n’était investi que pour un an,et tous les pouvoirs de l’État se trouvèrent concentrésentre ses mains. C’était bien la seule voie de salut;toutefois, l’on ne peut que regretter que le nouveaustathouder ait inauguré sa dictature militaire en lais-sant une population furieuse égorger Jean de Witt etson frère, les deux illustres chefs du parti battu.
Cependant l’électeur de Brandebourg avait mis surpied les 20,000 hommes ( 2 ) qu’il s’était engagé à
(') Sur les côtes d’Angleterre, entre Ilanvich et Yannoutli.La bataille était restée tactiquement indécise, et les deux partisne manquèrent pas de s’attribuer la victoire; mais la flotteanglo-française fut assez maltraitée pour ne pouvoir donnersuite au projet de débarquement sur la côte de Zélande qu’elles’apprêtait à exécuter, de sorte que Ruvter put se vanter d’avoiratteint son but.
(-) Yan Sypestein et do Bordes disent que l’armée brande-bourgeoise était forte de 30,000 hommes, savoir : 12 régimentsde cavalerie, 5 de dragons et 18 d’infanterie; mais c’est là le