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rassemblerai! sur le haut Rhin une nouvelle armée de35,000 à 40,000 hommes formée des troupes fourniespar l’Empereur et par les princes allemands, à laquellel’électeur de Brandebourg promettait de joindre ulté-rieurement un corps d’au moins 16,000 hommes :cette armée, destinée à opérer en Alsace et en Lor-raine, serait confiée au duc de Bournonville, la santéde Montecuccoli l’empêchant d’exercer le commande-ment cette année-là. Enfin, l’Espagne se chargeaitd’exécuter une diversion dans le Roussillon, à l’autreextrémité du territoire français.
Mais Louis XIV ne se laissa pas intimider par lenombre de ses ennemis et prit des mesures énergiquespour faire face de tous les côtés. Comprenant, unpeu tardivement, qu’il lui était impossible de semaintenir plus longtemps en Hollande, il se décidaà ordonner l’évacuation des places qu’il occupaitencore sur la basse Meuse et le bas Rhin, à l’exceptionde Grave et de Maestricht, ce qui lui permit de dis-poser, au total, pour les opérations actives, de115,000 soldats, dont 75,000 hommes de pied et40,000 chevaux. La majeure partie de ces forces(environ 60,000 hommes) fut concentrée en Flandre,sous le prince de Condé; Turenne fut chargé dedéfendre l’Alsace avec 17,000 hommes; le Roi s’enréserva 25,000 pour conquérir la Franche-Comté;le reste fut envoyé avec le maréchal de Schombergsur la frontière des Pyrénées.
Cette répartition des forces françaises et l’emploiqu’on en voulait faire étaient sagement calculés. Desnombreuses troupes que l’ennemi avait résolu demettre sur pied, il n’y avait en somme que l’armée
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