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Sans perdre un moment, il partit d’Haguenau avec3,000 hommes de pied et 6,000 chevaux (12 juin),passa le Rhin à Philippsbourg, d’où il tira un renfortd’un millier d’hommes, et, le 15, arriva à Wiesloch,à trois lieues au sud d’IIeidelberg, ayant fait ainsi35 lieues en moins de quatre jours. Malgré toute sonactivité, il n’osait se flatter d’avoir prévenu l’ennemi,qui s’était mis en route le 9 et avait suivi le cheminle plus direct. Mais Caprara et le duc de Lorrainen’avaient pas encore atteint Heidelberg : informés,la veille, de l’approche des Français, ils avaient quittéla grand’route à Bruchsal et s’étaient jetés sur ladroite, dans la vue de franchir le Neckar à Wimpffenou à Waibstadt. Le maréchal se mit alors à leur pour-suite; laissant 800 hommes à Wiesloch pour garderses communications avec Philippsbourg, il se dirigeavers Sinsheim ( v ), afin d’arrêter les Impériaux, s’ilétait possible, au passage de l’Elsenz. Il les trouva eneffet ù Sinsheim, le 16 juin au matin, mais au delàet non en deçà de la rivière, et si avantageusementpostés qu’il put hésiter un instant à les attaquer.C’était, du reste, la force naturelle de la position quiavait déterminé Caprara à faire halte, contrairementà l’avis du duc de Lorraine, qui eût préféré gagnerau plus tôt le Neckar.
La petite ville de Sinsheim est située sur la rivedroite de l’Elsenz, cours d’eau encaissé et nonguéable, qui baigne le pied de ses murailles et dontl’approche était assez difficile par la çive gauche à
P) Sinsheim « an der Elsenz », qu’il ne faut pas confondre avecSinzheim « Amt Baden », près d’Offenbourg, comme l’ont souventfait les historiens politiques.