était forte de 37 escadr.ons, non compris les détache-ments de dragons, les hussards et les Croates, qui laflanquaient vers le bois de Lingolsheim ; sa gauche,aux ordres du prince de Ilolstein-Ploen, comprenaitles 28 escadrons des contingents de Munster, de Zellet de Lunebourg; quant aux '15 escadrons du ducde Lorraine, ils formaient réserve en arrière de lagauche de l’infanterie. Ainsi l’armée alliée comptait27 bataillons et 80 escadrons réguliers — au total,35,000 hommes.
De son côté, Turenne avait pris le matin de bonneheure ses dispositions d’attaque et marchait à l’ennemidans l’ordre suivant : au centre s’avançait l’infanterieformée sur deux lignes, la première de 8 bataillonsque soutenaient immédiatement 5 escadrons, la se-conde de 5 bataillons ; elle était commandée par lelieutenant général de Foucault; à droite, était lacavalerie du lieutenant général de Vaubrun ; à gauche,celle du lieutenant général de Lorges : à l’unecomme à l’autre aile, il y avait en première ligne17 escadrons, en seconde ligne 14. Les escadronsde la première ligne étaient entremêlés de pelotonsde mousquetaires, disposition datant de la guerre deTrente ans, où on l'a vue employée avec succès parGustave-Adolphe, mais qui avait perdu sa raisond’être depuis que la cavalerie était devenue moinspesante, et ne faisait plus que gêner l’action réci-proque des deux armes que l’on croyait ainsi sou-tenir l’une par l’autre. Enfin, il y avait en arrière ducentre une réserve de 2 bataillons et de 6 escadrons.Quant à l’artillerie, forte de 30 pièces, elle était,comme de coutume, répartie sur le front.