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à sa suite. Mais le maréchal, qui se doutait bien queson adversaire ne cherchait qu’à l’éloigner de Stras-bourg, ne bougea pas des environs de cette ville ; ilse contenta de porter son armée de Benfeld à Achen-lieim, sur la Brusehe, et de faire renforcer la gar-nison de Philippsbourg par quelques troupes tiréesde Ilaguenau. Ce que voyant, Montecuccoli continuade descendre le Rhin, et après avoir rallié le corps deSporck, passa près de Spire sur la rive gauche dufleuve. Il pensait qu’en le voyant pénétrer avec toutesses forces dans le Palatinat, Turenne serait con-vaincu que les Impériaux avaient renoncé à tout des-sein sur Strasbourg et s’étaient déterminés à envahirla basse Alsace par le nord. En réalité, c’était plusque jamais à Strasbourg que songeait Montecuccoli;seulement, comme en traversant le Rhin il s’ôtait àlui-même la possibilité de revenir brusquement surJvehl, il comptait, pour surprendre le passage, sur uncorps de 6,000 hommes aux ordres du margravede Baireuth, qui venait d’ètre spécialement chargé dedéfendre le Brisgau contre les entreprises que lesFrançais pourraient tenter par Brisach.
Cette feinte ne réussit pas mieux que la première.Vainement Montecuccoli, établi à Otterstadt, fit-ildes démonstrations sur Kaisers!autern, Neusladt etLandau et poussa des troupes légères jusqu’à Ilague-nau et Saverne : Turenne ne s’y laissa pas tromperet manda aux gouverneurs de Metz et de Nancy qu’ilsn'eussent point à s’inquiéter des détachements ennemisqui pourraient paraître en Lorraine. Puis, répondantaux manœuvres du général impérial par une contre-manœuvre hardie, il fit jeter cinq ponts sur le Rhin