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Quadrumanes.
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IIIST01RE NATURELLE.

gues que celies de devant, il en resulte que la partie anlericure de son corps no peut pas, dans sesmouvements, se eonformer ä ceux de la partie postörieure, et que celle-ei s’avanee beaucoup plusque l’autre, ce qui le force ä porter alternativemeiit son train de derriere ä droite et ö gauehe, lors-qu’il veut s’avaucer lentement, ou ä s’elancer par sauts lorsqu’il veut courir. Cette conformation, sipeu favorable pour des animaux destines ä vivre ä terre, Test beaucoup, au eontraire, pour ceuxqui doivent se nourrir de fruits; l’excedant de longueur des jambes de derriere sur celies de devant

Fig. 85. — Gucnon malbrouuk.

ne nuit point [tour grimper aux arbres, et donne, au eontraire, le moyen de s’ölancor de brauche enbrauche, et meine d’un arbre ä l’autre; aussi ces singes deseendent-ils rarement ä terre; rfiunis entroupes, ils peuplent, avec les oiseaux, le ciel de verdure qui couvre les ricbes forets de l’Asie me-ridionale, oü l’on croit qu’ils se trouvent, car on n’est pas bien certain encore des pays qu’ils ha-bitent; dans ces retraites elevees, ils n’ont guere d’autres cnncmis ii craindre que l’bonune et lesgrands serpents; c’est pourquoi saus doute ils se rencontrent en nombre si considerablc, qu’ils fati-guenl le voyageur autant par la petulance de leurs mouvements que par l’importunite de leurs cris.Nous en avons possede un assez grand nombre, de tout äge et de tout sexe; il n’est point d’animauxplus agiles : celui que nous avons le mieux examine s’elaneait souvent de maniere ü faire plusieurslours, comme en volant, couclie sur le cöte, ne se soutenant ainsi en l’air que par l’impulsion qu’ilse donnait en frappant de ses pieds les parois de sa cage. Ces malbroucks faisaient rarement enten-dre leur voix, qui ne fut jamais qu’un cri aigre et l'aible, ou bien un grognement sourd. Les mäles,dans leur jeunesse, etaient assez dociles; mais, des que 1’Age adulte arrivait, ils devenaient meehants,meme pour ceux qui les soignaienl; les femelles restaient plus douces, et paraissaient seules suseep-tibles d’attachement. La circonspection est une des qualites principales du caractere de cette espece;cependantles malbroucks sontexcessivement irritables; mais si d’un cöte ils sont violemmcnt poussespar leurs penchants, de l’autre ils calculcnt tous leurs mouvements avec soin; et lorsqu’ils attaquent,c’est toujours par derriere et quand on n’est point occupe d’eux; alors ils se precipitent sur vous,vous blessent de leurs dents ou de leurs ongles, et s’elancent aussitöt pour se meltre bors de votreportee, sans cepcndant vous perdre de vue, et cela autant pour saisir le moment favorable ä unenouvelle attaque que pour se soustraire ä votre vengeance. L’extreme irritabilite du inalbrouck estcause qu’on ne peut ni l’apprivoiser enlierement ni lui faire supporter de contrainle; c’est-ä-direqu’il nest susceptible d’aucune education, que de celle de la nature; des qu’on le violente et qu’onveut qu’il obeisse, sa petulance cesse, il devient triste et taciturne, et bientöt apres il meurt. Cesanimaux se serventde leurs mains avec beaucoup d’adresse; ce sont des Organes qu’ils emploient atout; c’est avec eiles qu’ils portent ordinairement leur manger ä leur bouehe, qu’ils jouent, qu’ilsse battent; et ils saisissent les plus pelits objets entre leur iudex et le pouce, malgrö la brievetö decelui-ci. Lorsqu’ils mangent des fruits ou des racines, ils out toujours soin de les peler avec leurs