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Quadrumanes.
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QUADRUMANES.

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poursuite des papions sur la montagne de la Tablc, fut cerne, par une troupe de ces animaux, surun rocher d’oü il aima mieux se precipiter que de tomber entre leurs mains; il se tua dans la cliute.

Corps ä corps, un grand papion a bientöt terrasse un homme; ses enormes canines percent et de-chirent comme celles du tigre. Dans toute l’Afrique, 'depuis le tropique du Cancer jusqu’au cap deBonne-Esperance, ces animaux ravagent les cultures. L’on sait avec quelle precision d’evolutionset de manceuvres ils devastent un jardin : eehelonnes ä distance convenable pour se jeter de main enmain les fruits du pillage, ils s’etendent, s’il est possible, depuis l’endroit a pillcr jusqu a leurretraite; ou bien, si la colonne ainsi echelonnee est trop courte, ils font, ä l’autre bout, un entrcpöl,d’oü ils recommencent la manoeuvre. C’esl la nuit qu’ils maraudent; des sentinelles veillcnt ä leursürete. On va jusqu’ä dire que ces sentinelles payent de leur vie la surprise dont dies n’ont pasaverti.

riu. 1*28 —Tele de drill.

Le fait est, dit Kolbe (Voijage au Cap), que s’il arrive que qudqu’un de la troupe soit pris outue avant que la garde ait donne le signal, on entend un bruit et un (inlamarrc furieux des qu’ils sesont retires sur la montagne oü est le lieu du rendez-vous, et, assez souvent, on en trouve qui ontcte mis en pieces. On supposc que ce sont les sentinelles uegligentes qui ont eie punies.

Le tissu erectile de ces singes et les coulcurs qui l’animent, dans cerlaines especes, ne se deve-loppent qu’ä l’approchc de lapuberte. On conQoit quel ehangement dans la pliysionomie cette rc-volntion amene pour les especes ä visage peint, independamment des ebangements de la surfaceosseusc de la tete. Avant cette epoque, toutes ces especes sont ü peu pres egalement dociles etsusceptiblcs d’affection pour leurs gardiens; leurs agitations ne sont alors que de la turbulence,sans empreinte de meehancete. Mais, une fois pubercs, les cynocephalcs paraissent ne plus vivreque pour excrccr sans cesse leur lubricile et leur mecbanccte. Desormais ils font le mal sans ncces-site, sans avoir a le prevenir et sans le but d’en prolitcr. lla'issant par instant tout cc qui est vivant,leurcruaule sans objet n’a pas sa raison, comme pour les carnivores, dans la neeessite de se nour-rir du sang ou de la cliair de ses victimes. Mais, ce qui n’cst pas rnoins etonnant, ce besoin de malfaire se suspend par la plus legere cause. Des transports de la colere ou de la jalousie la plus bru-tale eontre vous, un cynocepbale va passer brusquement ä l’exprcssion d’un sentiment aflectueux,bientöt rcmplaee par un acces de liaine.

Cette mobihle d’emotions, cette demence d’idees, leur est commune avec les guenons, et surtoutles maeaques. Mais leur exces de lubricile n’apparticnt qu’ä eux Nous en avons dit la cause. A 1 as-pect d’une femme, que par l’odorat ils savent meine reconnaitre sous un voile oü eile est invisible,tout leur devient etranger; du geste, du regard, de la voix, il semble qu’ils la possedent; et si unhomme, par l’apparence d’une caresse, excite leur jalousie, leur emportement n’a plus de mesure.(Dnsnom.ixs.)