QUADRUMANES. 175
pece, de sorte que toutes les incertitudes qui pouvaient encore rester sur la röalitö de son existencesont dissipees. Le drill a tant de ressemblance avec le mandrill, que c’est ä cette cause sans doutequ’il faut attribuer le peu d’attention qu’ony a fait jusqu’ä present; l’un a ete pris pour l’autre, et,en effet, le caractere le plus apparent qui les distingue, c’est que le premier a la face entierementncire, tandis que le second a le nez rouge et les cötes saillantcs des joues d’un beau bleu de ciel.
La figure du drill que nous publions muntre assez que cet animal appartient au groupe des singesdes cynocephales. En effet, il en a tous les caracteres : des narines sans mufle, placees ä l’extremitedu museau; des abajoues; des fesscs nues, avec des callosites; des mcmbres ä peu pres d’egalelongueur; des oreilles pointues; un front tres-efface; des soureils qui couvrent les yeux; des cötessaillantes sur les joues; et, enlin, le naturel grossier et brutal qui est commun ä tous les autres cy-nocephales. Ses yeux sont semblables ä ceux des autres singes ä tous egards; ses narines ont lecaractere qui est particulier ä celles des mandrills, c’est-ä-dire qu’elles se dirigent un peu en ar-riere; ses oreilles sont sans lielice, proprement dit; ses levres minces, entieres; et sa langue estdouce. La verge, dont le gland est piriforme, se retire et se cache dans le scrotum, qui est volumi-neux et pendant.
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Fig. 146. — Drill.
La couleur de son pelage se rapprocbait aussi de celle du mandrill; seulement, eile elait plus ver-daten aux parlies superieures, et il y avait |>lus de blaue aux autres parties. Le dos, les cötes du