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IIISTOIRE NATURELLE.
tarrhiniens, de memc aussi Ton trouve un type correspondant cliez lcs platyrrliiniens, c'est uti sajou.Cette conformation typique est egalement suseeptible d’etre, en quelques poiuts, modiliee; mais cequi serable un effet necessaire de ce point de depart, cliaque modilioation y puiscra des conditionsaulres que celles qui distinguent les genres des singes de l’ancien monde; et Ton doit porter atten-tion ä un tel resultat, car c’est tout au plus si d’autres variations etaient ou devaient sembler encorcpossibles; toutes les combinaisons supposables ne paraissaient-clles pas epuisees?
Mais il n’en est point ainsi. Autour des sajous sont d’autres conformations, parce qu’il est, eneffet, plusieurs parties organiques, jusque-lä restees dans le medium des devcloppcmcnts, qui, sansquitter le earaclere svngc, et sans manquer aux rapports barmoniques qu’eiles doivent conserver«vec les Organes du voisinagc, pouvaient etre portees a letat d’bypcrtrophic; le eräne, l’appareilbyo'idien, les extremites, les ongles et la queue, sont ces parties encore susceptibles d’etre plus oumoins profondement transformecs. Effectivement, comnic aflinites naturelles, il y a deux sous-typesbien dislincts de singes americains :
1° Ceux qui rcstent plus ou moins assujetlis aux formes caracteristiques des quadrumanes, maisqui prennent une dent molairc de plus ä cliaque cöte de cliaque mäclioire; ils vivent, pour la plu-part, sur les arbres, en employant l’action preliensile des mains; et leurs ongles sont courts.
2° Les singes americains, qui ne font plus ressource des quatre mains, mais qui restent singes alous autres egards : ils n’ont que cinq molaires au lieu de six, et, s’ils liabitent encorc sur les arbres,c’est en grimpant le long de leurs tiges ä l’aide d’ongles transformes en de veritablcs griffcs.
Ceux-ci forment une tribu, sous le nom iVnrclopilliccicns. Lcs autres formant aussi une tribu scpartagent en deux sections; car, ou ils ajoutent aux usages de leurs mains l’action de leur queue pre-nante : tels sont les helopilliequcs; ou bien, faute d’aider au premicr effet par un effet complclif, etd’offrir le recours de la queue, reprenant pour soi le Service quand il est abandonne par lcs cxlre-mites qui scraient trop fatiguees, ils ne peuvent vivre sur le haut des arbres : tels sont lcs r/copi-th'equcs, ou singes de terre.
Les helopitlieques ont la colonne epiniere et les muscles qui la recouvrent portes au maximum deleur developpement, et leur queue gagne en volume et en puissance, parce que l’augmcntation deforce dans faxe vertebral se propage de proche en proche et s’etend ä l’appareil caudal. Ce n’estqu une nuance; mais ce (legre en plus fait que la queue, qui d’ailleurs n’est qu’un appcndice tres-inutile, prend tout a coup l’essor d’un verkable et tout-puissant organe. Les belopitbbques, aveclcs niemes moyens locomoteurs des autres singes, sont, de plus, pourvus d’un instrument capabled’aetions pour son compte et de bons ofiices ä l’egard de quelques autres organcs, qu’il soulagerad’un exces d’aetivite. Comme les singes doivent leur queue prenante au renforcement de tous lesmuscles de l’epinc, ils sont generalement plus forts que les autres especcs de meme taille qui nesont point ainsi favorisecs; et, ce que produit toujours l’exees de la force, ils en abusent; car, sansqu’ils en aient sujet, ou du moins sans que cela leur soit ’ , ils maltraitent les autres singes.
Les geopitheques, exposes a de tels eaprices, n’attendent point le renouvellcment de, ces actcs detyrannie pour s’y soustraire; ils evitent la rencontre des singes a queue prenante, en se tenant äterre; ils recherchent des lieux oft ils puissent trouver quelq'ue securite : des broussaillcs ou descaverncs d’une retraile possible pour eux, et inaccessible ä leurs ennemis. Pourquoi d’ailleurs tien-draient-ils a vivre sur les arbres? ils n auraient ä y employer que leurs mains, insuflisantes ä saisirconstamment les branchcs, parce que la fatigue musculaire les en detournerait. Les geopithequessont done necessairement des singes vivant a terre. Mais il semble qu’il y ait contradiction entre1 Organisation ambigue du singe et sa non-existenee sur les arbres. Les geopitheques marchcront-ilsexclusivement sur le sol? Serions-notis arrives avec eux et par eux a la plus fficbeuse modilicationdu type, a des singes reellement miserables? II n eu est point ainsi. 11 est laut et de si diflercnts re-liefs a la surface du globe, taut de sortes de localites ä habiter! Le plus laible abri, sous l’evcil dubesoin et de lindustrie, ' venir un lieu assure de re fuge.
Les singes a queue prenante, bien etablis sur les arbres, ne pretendront point t\ une retraitc soutcr-raine, qu’un sentiment d’inferiorite et une Situation presque de detresse auront faitpreferer etadop-ter. Cejtendant, dans ces niemes lieux, les geopitheques sont aussi exposes A des ennemis plus dan-gereux : les nombreuses espeees de carnassiers. Forcös de l'uir, ils n’ont souvent de refuge, contreceux-ci, que les arbres, et de ressources, dans les moments de (langer, que l’instinct et les apli-