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Quadrumanes.
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QUADRUMANES.

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tudes du singe; alors ils mettent ä profit la faculte de saisir, qu'ils tiennent du fait de leurs quatremains. Les geopitheques sont donc renvoyes d’un ennemi sur un autre. Cependant, pour qu’ils puis-sent se maintenir au milieu de tant de traverses et de dangers, il faut qu’ils soient plus attentifs,plus habiles dans la döfense que l’ennemi dans son altaque, et generalement plus intelligents quele commufl des singes. Or, c’est ce qui arrive et ce qui est suffisamment prouve par leur nombreproportionnel; mais, de plus, c’est encore ce qui parait non moins bien etabli par la dimension deleur cräne et le volume de leur cerveau. (Geoffroy Saikt-Hilaire.)

TIIOISIEME TRIBU

CEBIENS.

Dans cctte tribu nous plafons tous les singes americains ayant, commo nous l’avons dej;'t dit, lesnarines ouvertes lateralement et separees par une large cloison; trente-six dents; des ongles auxquatre mains; une queue le plus souvent longue, et, dans ce cas, prenante ou enroulaute, mais aussiquelquefois tres-courte. Ils n’ont ni abajoues ni callosites.

On a etabli dans cette tribu trois groupes assez earaclerises par 1’Organisation parliculiere de laqueue, qui, chez les uns, est prenante, en partie nue et calleuse, et remplit les fonctions d’un cin-quieme membre; tandis que chez les autres, qui Font enliercmcnt velue, eile est enroulaute; chezles derniers, enfin, eile n’offre rien de particulier que l’inertie ou la brievete. Les singes du premiergroupe sont designäs sous le nom de sapajous ou helopithöques; ceux du second sont connus sousle nom de sajous, et les derniers sous celui de sagouins ou geopiilieqiies.

Cette tribu comprcnd les sapajous et les sagouins de ßuffon; les sapajous et les sakis de Guvier etde la plupart des auteurs; et les hPlopithöques, et les geopitheques de M. Geoffroy Saint-IIilaire.M. Isidore Geoffroy Saint-IIilaire les a aussi dPsignes, dans ses leeons, sous le nom general d’uro-pilheciens.

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Singes A queue nue et calleuse ä l’extrtimite, et pouvant s’enroulcr comme un doigt sur les objetsqu’ils veulent saisir. Ce groupe comprend quatre genres : les alouates ou hurlcurs, les ateles, leseriodes et les lagotriches; Spix a designe ces singes sous le nom de gymnuriens.

11 y a peu de mammiferes, dit Lesson, chez lcsquels la queue acquiere une aussi grande force etremplisse d’aussi importantes fonctions. Cette partie, qui n’a presque toujours que des usages toutü fait secondaires, ou meme entierement nuls, de.vient, chez les sapajous, un instrument tout-puis-sant de prehension; c’est en quelque sorte une cinquicme main ä l’aide de laquelle l’animal peut,sans mouvoir son corps, aller saisir au loin les objets qu’il veut atteindre ou se suspendre aux bran-clies des arbres. L’etendue de la partie calleuse de la queue, toutes clioses elant egales d’ailleurs,parait se trouver dans un rapport assez exact avec la force de prehension de cet Organe; et, commeeile est tres-constante pour chaque espece, eile pourrait fournir d’cxcellents caracteres specifiques.Toutefois eile n’est sujettc qu’ä de bien legeres variations, non-seulement d’une espece ä 1’autre,mais meme entre deux genres differents. Ainsi, la partie nue et calleuse comprend toujours le tiersenviron de la queue chez les uns (hurlcurs et ateles), et les deux cinquiemes chez les autres (eriodes)-un autre trait commun ä ces sapajous consiste. dans le peu de largeur de leur nez; les narines sontouvertes lateralement, comme chez tous les autres singes americains, mais elles sont en general beau-coup plus rapprochees que chez les espeees du second et du troisieme groupe; et nous verrons