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Quadrumanes.
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190 IIISTÜII1E NATUFtELLE.

meine qu’ils vont pecher des liuitres pendant la maree hasse et eil Lrisent les co([uiIIes entre deuxpierres.

Dampier, auquel nous empruntons ce fait, et d’Acosta, rapportent cneore quelques autres eir-constances propres A nous domier une haute idee de l’intelligence et de l’adrcssc de ces animauxlls aflirment que, lorsque des aleles veulent traverser une petite riviere ou passcr, sans desccndrc alerre, sur un arbre trop ßloigne pour qu’ils y puissent arriver par un saut, ils forment une eliaine,dont le premier anneau, qni cst toujours la queue rccoquillec de lun d’eux, est fixe sur une brau-che d'arbre prolongee au-dessus des caux. L’atele qui forme le premier anneau saisit, avce une deses mains, l’atele qui forme le deuxieme; celui-ei fait de meine a l’egard d’un troisiöme, et ainsi desuite. La chaine, quand le dernier anneau quilte le sol, est raccoureie par un plissement des mem-bres que tous exccutent. Enfin mise cn mouvcmcnt, et balancße sur son point d’attacbc, eile estlanc6e A propos vcrs un arbre de la rive opposee. Leur queue, outre sa fonction la plus habituelle,teile d’assurcr la Station eil s’acerochant A quclque brauche d’arbre, est employee par eux desusages trßs-varies. lls s’cn servcnt pour aller saisir au loin divers objets sans mouvoir leur corps,et souvent mente sans mouvoir leursyeux; sans doute parce que la eallositi! jouit d’un toueber assczdelical pour rendre inutile, dans quelques oeeasions, le seeours de la vue. Quelquefois ils s’enve-loppent dans leur queue pour se garantir du froid, auquel ils sont trßs-sensiblcs; ou bien ils l’enrou-lent autour du corps d’un autre individu.

Nous n’avons jamais vu aucune espece se servir de sa queue pour porter sa nourriture A la bouclte,quoi qu’en disent quelques voyageurs. Lcurs mains, que l’absence de pouees, leur ßtroitesse et leurextreme longueur rendent d’une forme desagreable, mais qui sont loin d’etre sans adressc, rcmplis-sent constamment cette fonction. (Lesson.)

Les disproportions des parties die/, les ateles, leurs membres efliles, l’excessive longueur de leurqueue, les ont fait appeler, par les voyageurs, simjes-araujnees. Leur main, depourvue de pouce,parait sans paume et termine d’une manicre desagreable un bras dßjA trop long et trop maigre; et,ce qui ajoute A cette mauvaise gräce, est la gene oü les jette, pendant le repos, la nßeessite de pour-voir au placemcnt de leur longue queue, qu’ils trainent aprös eux et que son volume rend en effettres-exigeantc. Car, ou ils semblent l’oublier, l’ayant A leur suite, ordinairement recoquillee versl’extremite; ou bien ils en placent la portion prehensible A l’entour de quclque branebe; ou, enfin,ils la ramenent en manißre de ceinture autour de leur corps.

Mais les ateles sonl-ils en volonte d’agir? leur queue est presque leur unique instrument de pre-liension; c’est le plus puissant, celui, par consequent, dont ils prfeffirent l’emploi. Ses trente verte-bres, enriebies de fortes et larges aspöritös, offrent aux muscles des points d’attadie multiplies etsolides; son quart terminal est nu et ealleux en dessous. Cette portion s’enroule, et s’emploie spe-« ialement A saisir : c’est une main A l’extremite d’un long levier, d’une adressc parfaitc, d’une puis-sance tqirouvee. Enlacee en spirale autour d’une branebe, eile suflit pour eonlre-balanecr l’aclion dela pesantenr, quand l'animal s'est conlie A sa force de prehension, et qu’il demeure suspendu auxarbres saus atilre soutien que la queue.

Les femeltes ne se distinguent point facilement des mäles A la simple vue; un prolongementextraordinaire du elitoris, A la base duquel s’ouvre neanmoins le ment urinaire, a tont A fait l’ap-parence de l’organe sexucl mäle.

Les ateles sont couvcrts de longs poils secs et roides; ceux de la tßte rayonnent d’un point cen-tral, et sont ordinairement disposes en une sorle de chevelure rabattue par devant.

Ces singes vivent en troupe sur les arbres; s’ils craignent quclque surprisc, ils s’y tiennent sus-pendus par la queue; car, alors, ils ont mieux l’ceil au guet, et sont plus dispos pour echapper etfuir.

Le Museum de Paris en a possede plusieurs vivants, entre autres deu\ femelles, qui vivaient dansune parfaite intelligence; sensibles au froid, elles s’embrassaient corps A corps, et se servaient deleur queue cornrne d’une excellente fourrure, en s’en enveloppant le corps. En cel etat, elles parais-saient un seid etre surmonte de deux teles; mais, ce qui donnait surtout du piquant A ce speclaclc,c’est ipie ebaque tete, impressionnce diversement, s’agilait, se mouvait A jiart. Ces deux singes sequittaient rarement; ou l’un d’eux s’appuvait negligemmenl sur l’autre. ou lui saulait sur le dos etlui rendait le service de le debarrasser de la vermine, lls prenaient leur nourriture en commua,ct,