QUADRUMANES. 207
Les sajous plaisent par leur agilitö, leur adresse et la variete infrnie de leurs gambades. On les ditsusceptibles de docilite et d’attacbement; de vieux mäles ont cependant paru capricieux et enclinsa mordre. Ils vivent en troupe, il est vrai, mais, ä l’epoque du rut, ils se separent pour s’apparieret vivre par couples.
Ces singes ont le trou occipital rentre sous la base du cräne, aussi la Station horizontale leur est-elle incommode. Ils se tiennent sur les arbres, niais rarement appendus par les pieds, et encoremoins par la queue loute seule, qui n’est plus prehensile jusqu’au degre de contre-balancer eflica-cement l’action de la pesanteur. J’ai desire connaitre, en trouvant aux sajous le meme entrainementpour le sejour des arbres qu’aux ateles et aux autres helopitheques, ce qui suppleait chez eux ä laforce de prehension si profitable ä ceux-ci; et il m’a paru qu’ils eonipensent ce qui leur manquede moycns par plus d’adresse dans leur maniere de se poser sur les branches. Ils s’y asseoient, onpeut le dire, non plus en y faisant concourir la region ischiatiquc du hassin, mais en rempla$aiitl’usage des fesses par une action de la queue. Tout singe de l’ancien monde pose sur ses fessesealleuses en meine temps qu’il s’appuie sur ses talons. Mais d’abord les sajous obtiennent, et de
Fig. 171 — Sajou aux pieds dores.
l’babitude et de l’adresse que la repetition des memes actes leur procure, de se maintenir sur le tarseet le metatarse; les doigls scrvent peu, les sajous les ramenent en dedans sans les ployer entierc-ment; dans ce cas, les doigts forment une large surface et fournissent un point d’appui. Cependantles sajous ont rarement occasion de rccourir ä ce moyen; c’est a leur queue qu’ils demandent letroisieme support que les guenons sc procurent par leurs fesses ealleuses; mais ce n’est plus commeles hurleurs, les ateles, les eriodes ou les lagolliriches meines, dont la queue conslitue veritablementun cinquieme membre; le röle que doit jouer leur queue est tout accessoire. La queue des sajoussaisit une tige au-dessous de la brauche sur laquelle ils sont accroupis, alors meme qu’ils posentsur leurs talons. Mais si cctte autre tige manque, ou meine sans qu’elle vienne ä manquer, et uni-quemenl pour varicr leur pose, ils composent autrement leur base pour le repos; ils enroulent et