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Quadrumanes.
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HISTOIRE NATURELLE.

ils sont cependant monogames. Ils sc nourrissent principalement de fruits, et mangcnt aussi trcs-volontiers des insectes, des vers , des mollusques et meine quclquefois de la viande. Ainsi, sous eerapport, ils commencent dejä une nouvelle serie de singes que Ton peut signaler par la qualited’omnivores. Les femelles ne sont pas sujettes ä l’ecoulement periodiquc; elles nc font onlinairc-ment qu’un seid petit, qu’elles portent sur leur dos, et auquel dies prodigucnt les soins les plusempresses. C’est tort qu’on a dit que ces animaux ne se reproduisent pas dans nos climals; Ruffonprouve, par plusieurs excmplcs, la possibilite de leur reproduction en France .

Quelques especes ont ete designees par les voyageurs sous les noms de singes musques et desinges plcureurs. Le premier de ces noms leur vient d’une forte odeur musquee qu’ils repandent,principalement dans la saison du rut, et, le second, de leur voix, devenant, lorsqu’on les tourmente,plaintive et semblable ä celle d’un enfant qui pleure. Le plus souvent, ils ne font entendre qu’unpetit sifflement doux et flöte; mais quelquefois aussi, principalement lorsqu’ils sont excites par laeolere, la jalousie ou meine la joie, ils poussent des cris per?,ants et qu’on a quelque pcine ä sup-porter, tant leur voix est alors forte et glapissante.

Fig. 170.

Sajou ä toupet.

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Ce genre, auquel tous les auteurs donnent aujouriiTmi le nom de cetms, autrefois commun ii tousles sapajous, est principalement repandu dans le Ilresil et la Guyarie. II nous parait demontre qu’ilrenferme un assez grand nombre d’especes, malgre l’opinion de quelques naturalistcs; mais il nousparait non moins certain que plusieurs de celles qu’ont admises les auteurs modernes ne sont reel-lement que de simples varicles. II n’est point de genres dont l’hisloire ol'fre autant de diflicultes,sous le rapport de la determination de ses cspüces, ou, pour mieux dire, un tel travail est absolu-ment impossible dans Fetal actuel de la Science, quel que soit le nombre d’individus que possödentloutes les collections, et de ceux memes que nous pouvons observer vivants. On peut dire que rienn’est plus rare que de voir deux sujets absolument semblables, existe presque autant de va-

riötes que d’individus, tant les couleurs du pelage sont peu constantes. (Isiuoue Geoffrov Saint-lIlLAIRE.)