IllSTOlllE NATURELLE.
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fournie de poils longs et formaut des anneaux de blanc grisätre et de noir. Le pelage esl tres-douxau toucher, et forme de poils assez longs, si ce n’est ff la tete et sur les mains, oii ils sont courts etpeu abondants.
Les ouistitis vivent sur les arbres, comme la plupart des singes : prives, pour ce genre de vie,des ressources que les sapajous trouvent dans l’organisation de leur queue, devenue pour euxcomme une cinquiöme main, et les singes de l’ancien monde dans les eallosites de leurs fesses, ilsen trouvent de non moins puissantes dans la forme aigue de leurs ongles; ils s’accroebent, en el’fet,au moyen de leurs griffes, l’extreme petitesse de leur corps leur permettant de se soutenir par ceseul secours; et ils parviennent ainsi tres-facilement jusque sur les branches les plus elevees des ar-bres, comme le font les ecureuils, avec lesquels ils ont de nombreux rapports par leur tadle, leurforme, leurs couleurs et leur babitndes. (Isidore Geoffroy Saint-IIilaire.)
1. OU1ST1T1 VULGAIUIi. JACCIIUS VULGARIS. (Geoffroy Saint-Hilairo.)
Caracteres si'ecifiques. — Pelage presentant sur le dos des bandes alternatives brunes et Man-ches ; queue annelee des meines couleurs plus tranchees; de longs poils blancs sur les eötös de la tete;une tache blanche frontale.
Habite la Guyane et le Bresil .
Ce petit singe, gracieux et proportionne, a le corps long d’environ 20 centimötres; tandis quela queue est un peu plus longue. Sa face est tres-aplatie; eile est completement nue, ainsi que lesoreilles et les mains, et de couleur de cbair; son pelage est cendre, tirant au brun sur la tete et sur lecou, et offrant dix ou onze bandes alternativement brunes et cendrees sur le dos et sur les reins; laqueue elle-meme presente quinze ou dix-huit de ces bandes d’egale largeur, qui la coupenl par descercles de l’effet le plus agreable; ces rayures sont dues ff ce que les poils, tous assez allongös, ontleur raciue noire, leur milieu jaune, surmontö par un cercle noir, tandis que la pointe est blanche.(Lesson.)
Deux de ces petils singes, dit Frederic Cuvier , ayant ete reunis vers la lin de septembre 1811),quoique assez imparfaitement apprivoises, ne tarderent pas ff s’accoupler; la fcmelle con^ut et mitbas, le 27 avril 1819, trois petits, un male et deux femelles trös-bien portants; mais il n’a pas etcpossible de fixer la duree de la gestation, parce que ces animaux s’aceouplerent presque jusqu’aumoment de la naissance des petits. Ceux-ci, en venant au monde, avaient les yeux ouverts, et etaientrevetus d’un poil gris fonce, trös-ras, et ff peine sensible sur la queue; ils s’attachörent aussitot ffleur möre, en l’embrassant, et se cachant dans ses poils; mais, avant qu’ils tetassent, eile mangeala tete ff Fun d’eux. Cependant, les autres prirent la mamelle, et, dös ce moment, la mere leur donnases soins, que le pere partagca bientöt. Tout ce qu’Edwards dit d’une paire de ces animaux quiproduisirent en Portugal , j’ai pu l’observer sur ceux dont je parle. Lorsque la fcmelle etait fatigueede porter ses petits, eile s’approchait du male, jetait un petit son plaintif, et aussitot celui-ci lesprenait avec ses mains, les plagait sous son ventre ou sur son dos, oü ils se tenaienl eux-memes, etil les transportait ainsi partout, jusqu’ä ce que le besoin de toter les rendlt inquiets; alors il lesremettait ff leur möre, qui ne tardait pas ff s’en debarrasser de nouveau. En general, le pere etaitcelui des deux qui en avait le plus de soin. La mere ne montrait point pour eux cette affection vive,cette tendre sollicilude que la plupart des femelles ont pour leurs petits. Aussi le second mourut-ilau bout d’un mois, et le troisiöme ne prolongea sa vie que jusqu'ff la mi-juin; depuis les premiersjours de ce mois, sa mere, ayant eprouve de nouveau les besoins du rut, avait lini par perdre son lait.
La fcmelle etait un peu plus grande que le male, mais eile lui ressemblait entierement par lescouleurs. Tous deux avaient la face couleur de cbair, ainsi qu? la plante des picds et la paume desmains; et un tubercule saillant se trouvait sur leur front entre les yeux. Leur tete etait noire, ainsique les cötes et le dessous du cou. Tout le reste du corps, le dos, les cötes, le ventre, la poilrine,la face exterieure et interieure des membrcs, etaient d’un gris foncö jaunfftre, provenant de poilsqui formaient, par leur disposition, comme des ondes sur toules ces parties. La queue ötailcouverle