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Quadrumanes.
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QUADRUMANES.

dies et gradeux, la belle couleur de son pelage, sa proprete, l’expression pleine d'intelligence quianirae ses regards, sa voix douce, et surtout rattachement qu’il montre äceux qui le soignent, Fonttoujours fait rechercher avec empressement. Sans avoir la petulance et la lubricite des singes, il ena toute la gentillesse et toute la vivacite. C’est qu’il se rapproche, ä quelques egards, des singesd’Amerique proprement diis, des sajous; mais il s’en eloigne ä quelques autres. Nous nous bor-nerons ici ä decrire ses Organes exterieurs et ä parier de son naturel et des observations particulicresauxquclles il a pu donner lieu.

Le marikina que j’ai pu eludier avait ete envoye du Bresil ä une personnc qui, en 1818, en fitdon ä la menagerie du roi. Ge pays est en effet la patrie des marikinas; c’est pourquoi on ne parvientä les conserver en France qu’cn les garantissant, avec beaucoup de soin, de l’intempcrie de nos

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Fig. 905. — Tamarin marikina.

saisons, et surtout du froid et de l’humidite de nos hivers: ils demandcnt aussi ä etre tenus tres-proprement: la moindre saletc les fait souffrir, et bientöt ils perdent leur gaiete, deperissent etmeurent de tristesse et de degoüt. En general, ce sont des animaux fort delicats; outre les difficultesqu’on eprouve pour leur procurcr une nourriture convenable, ils ne s’accoutument point ä vivrcseuls, et la solitude leur est d’autant plus fatale, qu’ils sont d’ailleurs traites avec plus d’affectionet de soin. Le moyen le plus sür pour les faire vivre, c’est de les reunir ä d’autres individus de leurcspece, et surtout de sexe different. Ce qui Hatte le plus leur goüt, ce sont les insectes et les fruitsdoux, et ils s’liabituent assez bien ;t vivre de lait, de biscuit, etc.... On ne connait guere leur genrede vie dans l’etat de naturc: il est ä croire qu’il resscmble beaucoup ä celui des ecureuils, et queles marikinas se tienncnt habituellemcnt sur les arbres, dont l’epais feuillage, dans les climats qu’ils