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L’ARMISTICE.
Ces forces, dont les premiers renseignementexagérèrent l’importance, ne dépassaient pas en-core l’effectif habituel d’un bataillon. Mais bientôtle 61 e bataillon de la garde nationale, avec sesofficiers précédés d’un personnage revêtu del’écharpe municipale, vient se joindre aux pre-miers arrivés. Aux Batignolles, le sieur Malon,adjoint au maire du dix-septième arrondissement,fait battre la générale. A deux heures, le 101 e ba-taillon avec son commandant Baconnet, à cheval,accompagné de Léo Alelliet, adjoint du treizièmearrondissement, sorti de Mazas le matin même,arrive à son tour sur la place. De toutes parts lagarde nationale des quartiers populeux prend lesarmes, et scs bataillons, sous l’impulsion donnéepar certaines municipalités composées des indivi-dus les plus connus du parti du désordre, semblentvouloir se prononcer pour l’émeute. Aussitôt legénéral en chef prescrit au général Blanchard dedescendre à la Cité avec un bataillon cl des mi-trailleuses, d’occuper les ponts, et de faire venirtrois bataillons de mobiles du Finistère.
La garde nationale était très-divisée d’opinion :à Belleville même, les bataillons voulaient, enmajeure partie, garder une neutralité expectante,sans intervenir ni pour un parti ni pour l’autre;toutefois quelques bataillons vinrent donner leurconcours aux émeutiers. Dans d’autres quartiers,