ARMÉE I)E PARIS.
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devait être de réunir des troupes sûres et prêtesà agir sur-le-champ : des ordres furent aussitôtdonnés, et dès neuf heures du matin le généralCourty se mit en marche pour rentrer dans Pariset s’établir aux Champs-Elysées. Les mobiles duFinistère, cantonnés à Gentilly, durent égalementse préparer à partir; mais le quartier de la placed’Italie, qui leur était indiqué comme point deconcentration, était encore assez calme pour quele mouvement de cette troupe ne fût pas immé-diatement effectué. Le général d’Exéa, qui setrouvait aux Lilas, près de Romainville, fut avertid’avoir à tenir sur pied une colonne qui, au be-soin, prendrait à revers le quartier de Belleville.Enfin le général Blanchard, qui occupait la garede Mont-Parnasse, était prêt à agir avec un petitcorps de troupes, ainsi que la cavalerie du généralBertin de Vaux et la gendarmerie sous les ordresdu général de Malroy. En attendant, le bataillonde mobiles du Finistère, qui se trouvait à l’hôtelde ville, était suffisant pour protéger cette posi-tion centrale contre une première attaque, et dansce cas sa résistance donnerait aux autres troupesle temps d’accourir pour lui venir en aide.
Dès une heure de l’après-midi, une foule degens armés arrivant par toutes les directions dé-bouchaient sur la place de l’Hôtel de ville, où ilscherchaient à pénétrer : Flourens était à leur tête.