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L’ARMISTICE.
207 e bataillon de la garde nationale tout entierprend à ce moment fait et cause pour l’émeute.D’autre part, les troupes avancent : les bataillonsde la mobile du Finistère, sur la fermeté desquelson peut compter, sont arrivés au 9 e secteur, dontl’un gardera le quartier général pendant que lesdeux autres iront s’établir à la Cité. Enfin le géné-ral Blanchard est allé, suivant l’ordre prescrit,occuper les ponts pour en interdire le passage. Letemps pressait d’ailleurs, car la collision était im-minente. A trois heures de l’après-midi, le mairede Paris annonçait qu’elle était engagée : « On tire» sur l’Hôtel de ville. Le feu est assez vif, prenez» des mesures énergiques. »
D’après les renseignements précis, donnés pos-térieurement par une enquête détaillée, l’agres-sion a eu lieu au moment où une députation, quiavait été introduite dans l’Hôtel de ville et admisedevant le conseil municipal réuni en séance sousla présidence de M. Jules Ferry, sortait du palais,reconduite par des officiers de mobiles. Des gardesnationaux firent feu sur ces officiers, et blessèrenttrès-grièvement un adjudant. Ils tirèrent ensuitesur les fenêtres du premier étage, qui se garnirentaussitôt de troupes de la mobile du Finistère, les-quelles, furieuses de la lâche attaque faite contreleurs officiers, ripostèrent avec vigueur, et, decette position dominante, dirigèrent sur la place