ARMÉE DE PARIS.
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un feu plongeant dont l’effet fut immédiat. La pa-nique s’empare de la foule, où beaucoup de cu-rieux inoffensifs sont mêlés aux émeutiers : ellefuit de toutes parts, et en quelques instants laplace est déserte ; il n’y reste que quelques mortset des blessés.
Les insurgés, surpris de cette résistance inat-tendue, s’étaient repliés en désordre; mais commeils avaient d’abord fait occuper par un grandnombre des leurs les maisons qui font face àl’Hôtel de ville, ceux-ci continuèrent à tirer desfenêtres sur celles du palais, où ils apercevaientles mobiles. Ils lancèrent aussi quelques bombesexplosibles, sortes de grenades sur l’efficacité des-quelles ils paraissaient avoir beaucoup compté, ainsique des balles de même nature qui, ne pouvantpercer les murs, éclataient sans faire aucun mal 1 .
A ce moment les troupes régulières arrivaientde toutes parts : le général Blanchard par la Cité,pendant que les mobiles du Finistère descendaientpar le côté opposé. La division Courty remontaitles quais et la rue de Rivoli; la gendarmerie dugénéral de Malroy, avec quelques bataillons de lagarde nationale, se présentait par l’avenue Vic-toria. A cette vue, les émeutiers, craignant d’êtrecernés et pris, crurent prudent de chercher leur
1 Voir la dépêche où M. Jules Ferry rend compte des faits auxneuf secteurs : u Nous fûmes canardés des fenêtres en face... »