ARMÉE DE PARIS.
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l’Hôtel de ville; le général de Malroy prit le com-mandement des forces maintenues sur ce pointavec ses bataillons de gendarmerie, et les troupesdu général Blanchard continuèrent à occuper laCité et à garder le parc d’artillerie de la gardenationale établi à la pointe de l’église Notre-Dame.
Les bataillons de la garde nationale qui avaientdonné leur concours à l’armée dans cette déplo-rable journée étaient les 15 e , 17 e et 187 e ; les 82°,105 e , 100 e , 131 e et 165 e se tenaient en réserve àl’hôtel des Invalides, prêts à se joindre, au premiersignal, aux défenseurs de l’ordre; le soir même,ils purent rentrer chez eux. Pendant toute la soi-rée, les troupes restées sous les armes dans Pariseurent à subir de nombreuses tentatives d’embau-chage ; des hommes de mauvaise mine, desfemmes et même des enfants circulaient autourdes rangs, cherchant à s’approcher des soldats etleur faisant de perfides insinuations pour les en-gager à ne pas tirer sur le peuple ou, comme ilsdisaient, « sur leurs frères » . Ces coupables con-seils demeurèrent sans effet; les troupes conser-vèrent une attitude silencieuse et résolue, et leparti avancé, pour le compte duquel travaillaittoute cette foule, comprit que l’heure n’était pasencore venue où il parviendrait à détourner lesoldat de ses devoirs. II était urgent de prévenir
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