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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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L’AR.AIISTICE.

salut dans la fuite. Le feu cessa alors, et lestroupes vinrent occuper sans résistance les abordsde l’Hôtel de ville, les quais, l’avenue Victoria etla Cité. L’échauffourée n’avait pas duré plus d’unedemi-heure, et, ainsi qu’il arrivera toujours quandla troupe, faisant résolument son devoir, n’hési-tera pas à ouvrir le feu, elle avait été peu meur-trière. Mous avions un officier et un adjudant demobiles blessés; les assaillants avaient été pluséprouvés, et vingt-sept des leurs étaient tués oublessés. Dans ce nombre figurait le sieur Sapia,chef de bataillon de la garde nationale, récemmentdestitué, et l’un des premiers chefs de l’émeute;blessé mortellement, il succomba le lendemain.A la suite de l’affaire, une douzaine de gardesnationaux et un capitaine du 101 e bataillon, quis’était fait remarquer par son exaltation et quiavait été l’un des premiers à commander le feu,furent saisis sur place et retenus prisonniers.

Le gouvernement s’était établi en permanenceau palais de l’Elysée; le commandant en chef seporta de sa personne sur le lieu de l’action, où ilarriva au moment même où se tiraient les der-niers coups de feu. Il prescrivit aussitôt les me-sures d’ordre indispensables, et ordonna la réu-nion d’une cour martiale pour faire juger, selonla rigueur des lois militaires, les gardes nationauxarrêtés. La division Courty fut laissée auprès de