ARMÉE DE PARIS.
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Dans presque tous les quartiers, l’exécution decet ordre s’accomplit sans incidents fâcheux; tou-tefois, à Belleville, des velléités de résistance semanifestèrent, et on se préparait déjà à employerla force en faisant intervenir cinq bataillons d’in-fanterie de ligne du corps du général d’Exéa. A cemoment, le général Callier, qui depuis le com-mencement du siège avait, autant qu’il avait pu,maintenu dans l’ordre ces quartiers difficiles com-pris dans son secteur, demanda par dépêche augouvernement de surseoir jusqu’au lendemain,en ce qui regardait Belleville, à l’exécution desordres donnés. Il représentait qu’il n’était paspossible de faire occuper militairement les clubs« sans un conflit certain; l’emploi de la troupe lui» paraissait inopportun et dangereux. » Sur cesobservations, la salle Favié ne fut point fermée,et une dernière délibération put y avoir lieu. Ellefut, comme on devait s’y attendre, aussi turbu-lente qu’orageuse; on n’y était admis qu’en armes ;beaucoup de discours inutiles, et interrompus àtout moment par les propositions les plus impra-ticables, y furent prononcés; la séance tirait à safin, et on ne parvenait pas à s’entendre ; aucunerésolution n’était prise : cependant l’assembléedécida, avant de se séparer, qu’elle irait installeraussitôt Flourens à la mairie du vingtième arron-dissement, d’où elle chasserait d’abord les doua-