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L’ARMISTICE.
niers qui la gardaient. Mais à la sortie du club,quand il s’agit de marcher pour mettre ce beauprojet à exécution, il ne se trouva plus personne,et la proposition que l’assemblée avait volée avectant d’ensemble ne fut qu’une bravade de plusajoutée à tant d’autres. Chacun rentra chez soi,et vers une heure du matin le calme régnait par-tout dans la ville. Le lendemain, un piquet detrois cents hommes fut commandé à la casernedu faubourg du Temple pour occuper le clubFavié, et l’opération ne rencontra pas de résis-tance '. L’ordre sembla dès lors rétabli pour quel-que temps. Il y eut bien, le 24janvier, une légèretentative de soulèvement dans le treizième arron-dissement, dont le maire fut même séquestré parles émeutiers ; mais, grâce à l’énergique fermetédu commandant du 9 e secteur, il fut aussitôt déli-vré, et cette fois l’incident se termina sans aucuneespèce de conflit.
Le jugement des principaux insurgés du 22 neput malheureusement avoir lieu tout de suite : lacour martiale réunie à l’Hôtel de ville pour pro-noncer sans désemparer sur le sort des prison-niers saisis les armes à la main, déclara qu’elle necroyait pas avoir le droit de les juger. Une lettredu général de Malroy exposait ainsi les motifs de
1 Un seul incident fut à signaler : un garde national ivre tira,mais sans blesser personne, un coup de feu sur la troupe.