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L’ARMISTICE.
furent entrepris en avant du fort; ils s’appuyaientsolidement de trois côtés, d’abord sur une pro-fonde tranchée du chemin de fer de Versailles,puis sur des excavations de carrière, et enfin surles batteries du parc et du château d’Issy. Conti-nuées chaque nuit, malgré le feu de l’ennemi, cesnouvelles lignes devaient en peu de jours être enétat de résister de la manière la plus efficace àtoute attaque de vive force.
L’avant-poste delà maison des Jésuites, auxAloulineaux, tenait encore, mais il était de plusen plus menacé. De nouvelles batteries tracéesprès de la gare de Clamart et dans le parc du lycéede Vanves, furent armées dans la nuit du 23 au24janvier. En réalité, toutes nos tranchées, objetd’un feu très-vif d’artillerie et de halles de rem-part, résistaient fort bien, et nos pertes étaientde peu de gravité; elles ne s’élevaient pas, enmoyenne, à plus d’une dizaine d’hommes parjour. D’ailleurs, l’ennemi, que nos réserves abri-tées en arrière d’Issy et de Vanves eussent suffi àrepousser s’il avait tenté une attaque sur ce point,s’était jusqu’alors borné à s’approcher de tempsen temps de nos lignes pendant la nuit, et à seretirer devant nos coups de fusil. Cette lutte, sanscesse renouvelée, n’offrait donc aucun incidentd’un caractère particulièrement important.