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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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ARMÉE DE PARIS.

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Fort d’Issy. — Le fort d’Issy ne pouvait plussoutenir le feu de l’ennemi dès qu’il cessait d’êtreappuyé par les batteries extérieures. Le tir desPrussiens avait d’ailleurs des intermittences ; très-vif le 22 et le 23, de huit heures du matin à troisheures du soir, il fut modéré la nuit suivante,reprit le matin du 24, mais ne fut très-violent quede trois à cinq heures. Le 25, il n’ouvrit qu a midi,et le 26 à dix heures du matin. Les batteries exté-rieures tirant peu, le fort souffrait beaucoup le 25,à trois heures du soir. Les communications télé-graphiques, interrompues les 22 et 23 janvier,furent rétablies sous le feu même des Prussiens.Deux cents travailleurs envoyés chaque nuit de ladivision Corréard réparaient les dégâts produitsdans les embrasures et les épaulements, maissans pouvoir remédier aux dommages causés à lamaçonnerie. Les pertes étaient minimes : leurmoyenne s’élevait à quatre ou cinq tués ou blesséspar jour; cependant, le 26 janvier, nous eûmes,pour la journée, trois tués et huit blessés. Tou-tefois, la garnison supportait sans faiblesse cetterude attaque : le 22 janvier seulement, date del’échauffourée de l’Hôtel de ville, le commandantdu fort signala vingt-trois déserteurs appartenantaux mobiles de la Seine, qui avaient quitté leurposte, à ce moment où l’honneur leur faisait plusque jamais un devoir d’y rester, pour aller se