ARMÉE DE PARIS. 35
» reconnaissants au général de ne pas nous les» envoyer. »
Les pertes éprouvées par la garnison de ce fortavaient été assez nombreuses, en raison de lavivacité de sa défense; toutefois, elles ne dépas-saient pas une moyenne de sept à huit tués oublessés par jour. En résumé, le fort avait, Je26 janvier, une caserne incendiée, l’autre démo-lie, ses escarpes atteintes; mais le seul endroitqui eût cédé avait été réparé. Sa résistance offraitdonc des chances de durée encore plus certainesque pour les forts d’Issy et de Vanves.
Quant aux avant-postes de la maison Millaud,confiés à la surveillance du général de Chamberet,ils étaient très-menacés à cause de leur positionavancée. Les épaulements, trop faibles pour ré-sister aux pièces de gros calibre, avaient été désar-més ; mais l’ennemi était trop bien tenu en échecpar le tir du fort de Montrouge et des Hautes-Bruyères sur ses batteries de l’Hay, de Sceaux etde Fontenay-aux-Roses, pour qu’il pût tenter surce point une attaque de vive force : il est probable,d’ailleurs, qu’il n’aurait pu s’y maintenir, d’autantplus que nos réserves placées en arrière, dans lavallée de la Bièvre et à Gentilly, avaient l’ordre devenir appuyer la résistance de la première ligne.
Il ne serait pas juste de quitter le front d’at-taque sans dire la part que l’enceinte a prise à la
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