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L’AlUIISTICE.
côté, les craintes qu’avait pu faire naître la vio-lence de l’attaque des premiers jours se trouvaientbien diminuées. Les Prussiens n’avaient pas oc-cupé le plateau d’Avron, et le fort n’avait dès lorsà supporter le feu que des seules batteries duRaincy, qui étaient toujours restées stationnaires.Le danger était même si peu menaçant, que dansla journée du 23 janvier on put, sans inconvé-nient, désarmer la batterie de Montreau et ré-partir ses pièces sur d’autres positions moinssûres. Le 23 et le 24, le fort reçut dans le jourquelques obus, qui ne produisirent aucun effet;pendant la journée du 25, il en tomba quarante-cinq et vingt-deux durant la nuit, mais personnene fut atteint; enfin le 26, il en arriva trente-deux, qui ne firent non plus ni dégâts ni victimes.A cette dernière date, l’approvisionnement enmunitions était encore dans ce fort de 173 coupspar pièce de marine de 0 m 16 : c’est le calibrequi manquait le plus à Paris. Sur ce point, l’at-taque n’avait donc fait aucun progrès.
Fort de Noisy. — L’ennemi n’avait pas remporté plus d’avantages du côté de Noisy. L’amiralSaisset avait établi son quartier général dans cefort; la lutte continuait lentement et sans résultat;les batteries du Raincy tiraient sans précipitationet avec beaucoup de régularité sur Rosny, la