ARMÉE I)E PARIS.
49
Elle causa peu d’avaries au fort, mais tua unhomme et en blessa six autres. Le tir se ralentitdans la nuit pour reprendre le 25 au matin ; ils’arrêta dans la journée. Le 20, il fut plus lent, etpendant'ces deux derniers jours personne ne futatteint. Ces irrégularités prouvaient que l’attaqueétait plutôt une simple démonstration qu’un bom-bardement sérieux. En effet, après un mois detir presque journalier, les batteries prussiennesétaient encore à trois mille cinq cents mètres dufort : pas une de ses défenses n’était compromiseni même gravement atteinte.
Le commandant était plus inquiété par les ap-préhensions que lui faisait éprouver l’épuisementdes citernes du fort : il allait être réduit à man-quer d’eau, la compagnie qui la fournissait se re-fusant à faire le service tant que durerait le feu.Si l’ennemi parvenait à se rapprocher, cette si-tuation pouvait être des plus critiques ; elle se bor-nait alors à la seule crainte de ce danger, que lesévénements se chargèrent d’ailleurs de conjurer.
Fort de Rosny. — Le fort de Rosny, si vive-ment bombardé dans la journée du 29 décembre,* n’avait pas cessé, depuis ce jour, de soutenir lalutte avec beaucoup d’énergie. La batterie duchâteau de Montreau, situé tout auprès de sesmurs, lui venait efficacement en aide. Mais de ce