ARMÉE DE PARIS.
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une vue très-lointaine. Le 22 janvier, à cinqheures trois quarts, ils signalaient trois incendiesau village de Deuil, indiquant qu’ils apercevaient,des hommes armés de torches qui entretenaientet activaient le feu, destiné sans doute à démas-quer une batterie nouvelle.
Quant aux travaux d’artillerie entrepris pourarmer les hauteurs de Montmartre, ils sont de-meurés sans utilité contre les Prussiens, dont lesbatteries étaient à une trop grande distance. LaCommune, qui les a armées de nouveau, ne sutpas, heureusement pour nous, en tirer contrenos troupes tout le profit et l’elficacité que leursituation dominante rendait possibles.
Attaque du Nord. — Le commandement deSaint-Denis avait été, dès le début du siège, l’ob-jet d’une organisation tout à fait distincte. Aucommencement de novembre, on l’avait confié àl’amiral de la Roncière, qui, avec un corps d’ar-mée spécial, défendait le fort d’Aubervilliers etceux de Saint-Denis, connus sous les noms deforts de l’Est, de la Double-Couronne et de laBriche. Il avait, en outre, une importante ligned’avant-postes à la Courneuve et à la Croix deFlandre, positions qui ne cessaient de menaceret d’inquiéter le Bourget.
Saint-Denis est un des points les plus avancés