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L’ARMISTICE.
de la défense fortifiée de Paris; il en est aussi lemoins appuyé. En eflet, depuis le fort de laBriche jusqu’au Mont-Valérien, on ne trouve quela redoute incomplète de Gennevilliers, qui nepouvait offrir un flanquement efficace. Il y avaitdonc là un saillant favorable pour l’attaque ; lesPrussiens en profitèrent, et bien que cette attaqueait été commencée la dernière, elle a été pousséedès le début avec une extrême vivacité. Les bat-teries qui tiraient sur Saint-Denis étaient nom-breuses et puissantes; elles avaient, en outre,l’avantage d’une position dominante sur les buttesd’Orgemont et Pinson. De ce premier point jus-qu’au Bourget, leur ligne formait une grandedemi-circonférence dont la ville de Saint-Denisétait le centre. Enfin l’ennemi trouvait dans cettedisposition le moyen d’atteindre directement, parle bombardement, une population nombreuse, etce résultat, qu’il a toujours cherché à obtenir, nepouvait manquer d’être mis, autant que possible,à profit par lui. Sous tous ces rapports, la posi-tion de Saint-Denis était donc tout indiquée pourune attaque.
Mais en admettant que l’ennemi eût emportésur ce point un avantage sérieux, en supposantmême que quelque grave échec eût fait tomberentre ses mains l’un des forts ou même toute laposition de Saint-Denis, sa situation serait alors