ARMÉE DE PARIS.
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devenue mauvaise. En effet, il restait dans ce casà l’assiégé pour se défendre l’enceinte qui dominela plaine; en outre, plus en arrière, les hauteursde Montmartre et des buttes Chaumont permet-taient d’établir divers étages de batteries, et lespositions de Clichy et de Saint-Ouen prenaientd’écharpe la ligne des tranchées : en un mot, l’as-siégeant, après avoir pris Saint-Denis, se seraittrouvé avoir devant lui la partie la plus forte et laplus solide des fortifications, et celle qui, par sesautres défenses naturelles, était la plus suscep-tible d’une longue résistance. Mais si on pouvait,à ce point de vue, raisonner froidement et sanstrop d’appréhension sur le résultat d’un échecpossible, il n’en est pas moins vrai que tous lesefforts devaient être faits pour l’éviter. La chutedes forts de Saint-Denis aurait produit sur lagarnison de Paris et sur son impressionnable po-pulation un effet moral d’autant plus désastreuxqu’elle eût permis de diriger un bombardementefficace et meurtrier sur les quartiers si populeuxde la Chapelle, de la Villette et de Pantin. L’hon-neur de la défense non moins que la sécurité dela ville étaient donc intéressés au plus haut pointà la bonne résistance des diverses positions deSaint-Denis.
Le commandant en chef avait alors ses princi-pales préoccupations portées sur cé point. Les