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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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L’ARMISTICE.

ment; mais en attendant leur achèvement, le fortd’Aubcrvilliers dut canonner l’ennemi, ce qu’ilfit avec succès. En résume, le 26, la position denos avant-postes de Drancy, bien qu’inquiétée,n’était pas compromise.

Fort d’Aubervilliers. — Le fort d’Aubervilliersn’avait pas eu à subir une attaque très-vive; ilétait d’ailleurs, par sa situation et sa forme, dansde solides conditions de défense. C’est le plusgrand de tous les forts qui entourent Paris; iln’est pas dominé, présente à l’assaillant un fronttrès-large, et échappe par ses grandes dimensionsaux effets redoutables de la concentration des feuxde l’artillerie. Nos lignes de la Courneuve, éta-blies en avant du fort, étaient également l’objetd’un feu incessant; mais leur armement avait dûêtre en partie replacé plus en arrière, où il étaitplus utile, et réparti entre les torts de Saint-Denis.

Jusqu’au 23 janvier, l’attaque sur Aubervilliersétait demeurée indécise et sans grande vigueur :le fort n’avait guère reçu plus de soixante-dix obusen trois jours, l’ennemi tirant seulement sur laCroix-de-Flandre, Drancy et Bobigny. Dans lajournée du 24, de midi à cinq heures, le fort futl’objet d’un feu plus actif, auquel il riposta très-heureusement ; il continua lentement dans la nuitdu 24 au 25, et douze obus vinrent tomber jusque