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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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L’ARAIISTICE.

blessés, dans une seule journée, chiffre considé-rable pour une aussi petite garnison, et le per-sonnel des officiers d’artillerie y était réduit àdeux titulaires. Toutefois, les défenses propre-ment dites du fort, notamment ses escarpes,avaient une solidité rassurante.

Fort de la Briclie. — La position était encoreplus grave à la Briclie. Le 22 janvier, une recon-naissance prussienne s’était avancée jusqu’à troiscents mètres du fort; le 23, l’ennemi établit desbatteries dans nos anciennes tranchées de Ville-taneuse et d’Epinay : les quatre batteries de Deuilet de Montmorency, d’un côté, deux à la buttePinson, de l’autre, croisaient leur feu contre lefort. Ce même jour, nous eûmes trois morts etdix blessés. L’amiral de la Roncière prescrivit aucommandant de la Briche de ne pas souffrir quel’ennemi s’approchât aussi près de ses murs, luienjoignant, si le cas se renouvelait, de faire usagede ses mitrailleuses. Le 24, la position s’aggravaencore, et l’attaque se dessina de plus en plusactive et pressante. Dans la journée, le fort reçutdes pièces de 7 qu’il avait réclamées, et qui luipermettaient de tirer sur Deuil et sur la buttePinson. Le 25, le feu fut moins vif et moins meur-trier dans la matinée, mais il reprit dans l’après-midi avec une grande intensité. L’ennemi cher-