ARMÉE DE PARIS.
63
chait à battre en brèche les escarpes souventatteintes par ses projectiles, et qui tenaient bon,bien qu’on ne pût songer à les réparer. Le com-mandant signala à ce moment l’infériorité de sonartillerie : il n’avait que quatre pièces à opposeraux deux batteries d’Enghien et de Montmorency,renforcées par deux batteries mobiles. Du côté dela butte Pinson, il ne pouvait riposter que par sixpièces aux deux batteries — deux fixes et deuxvolantes — que l’ennemi y avait établies. Les tra-vaux d’approche des Prussiens n’étaient encorequ’à huit cents mètres; mais le pont-levis étaitdémoli, et, dans la dernière journée, quatrehommes avaient été blessés dans une casemateque les obus avaient défoncée. Le 26 janvier, lesdépêches étaient un peu moins mauvaises ; cepen-dant la violence du feu n’avait pas diminué, lesescarpes avaient encore souffert, mais on avaitperdu moins de monde. Enfin, pour abriter suffi-samment les artilleurs, il fallut renvoyer du fortdeux compagnies du 138° qui faisaient partie desa garnison. Comme on le voit, la situation étaitsur ce point assez grave.
Saint-Denis. — D’ailleurs, la terrible impres-sion produite sur la population de Saint-Denispar le bombardement n’était pas faite pour aug-menter le courage des troupes, qui avaient surtout