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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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L’ARMISTICE.

tenu plus de succès contre la Commune. C’est unmoyen très-lent qui, loin d’abréger, semble plutôtprolonger la durée d’une attaque, et qui expose,en somme, à de regrettables déceptions. Nousavons déjà dit, d’ailleurs, que le fort d’Issy avaitsouffert au moins autant du tir des bombes quedes gros projectiles qu’il recevait de plein fouet.Toutefois, ce nouveau tir en brèche nous obligeà modifier dans certaines parties la constructionde nos forts. Les casemates, qui doivent abriterles défenseurs, ne sont plus garanties des coupsdirects de l’ennemi ; il a fallu dans tous les fortsattaqués sérieusement les doubler de sacs à terrepour les rendre impénétrables. Ce travail est dif-ficile à exécuter au dernier moment, et doit êtreprêt avant le combat; mais, dans tous les cas, il11e peut être d’une très-bonne efficacité, et il estpréférable de changer tout à fait et définitivementdans tous nos forts la disposition actuellementexistante des abris voûtés.

Le siège de Paris a été immédiatement suivid’une odieuse insurrection qui demeurera sanségale dans l’histoire. Cette conclusion désastreused’une guerre aussi funeste a parfois égaré le ju-gement de ceux qui ont voulu apprécier le méritede la défense de Paris, et les a même empêchésde rendre à ceux qui s’y sont dévoués la part dejustice et d’éloges qui leur est due. Au moment