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L’ARMISTICE.
appréciation des événements projetés, toute dis-cussion intempestive, toute publication, en unmot, de renseignements pouvant éclairer et ser-vir l’ennemi. Si le gouvernement, se montrantplus ferme, eût réprimé sévèrement les écarts dela presse et des clubs, les esprits eussent été pluscalmes et la défense moins contrariée à tout mo-ment dans l’exécution de ses projets.
En dehors de la publicité par le moyen de lapresse, il y avait encore celle qui a lieu par la voiede la brochure. La ville en était inondée : toutescontenaient des plans admirables et infaillibles,et, ainsi que les journaux, discutaient en les cri-tiquant les actes de la défense. Le gouvernementlui-même recevait des propositions manuscritesde tous genres et de toutes provenances : il enparvint au commandant en chef qui arrivaientdirectement d’Angleterre et même d’Amérique.Toutes ces communications tendaient au mômebut : la résistance à outrance. Elles la prônaientcomme la ressource suprême, mais sans indiqueraucun moyen pratique de la continuer.
Ainsi toutes les aspirations de cette grandeville, depuis plus de quatre mois étreinte par unennemi implacable et habile, étaient sans cessetournées vers le sentiment de la résistance quandmême et toujours. Ce sentiment, qui avait certesun côté noble et généreux, était malheureuse-