ARMÉE DE PARIS.
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A côté de ces coupables journaux, la pressemodérée demandait, elle aussi, la résistance àoutrance, mais au moins elle s’efforcait, en debons termes, de soutenir le patriotisme et derassurer les esprits. Toutefois, dans une villeassiégée, la première condition de sécurité et dediscrétion, si indispensable au bon succès desopérations militaires, n’aurait pu être obtenueque par la suppression absolue de tout autre jour-nal que la feuille officielle. On comprend très-bienqu’un journal, qui est obligé de donner chaquematin à ses lecteurs des renseignements sur lesnouvelles du jour, soit par cela même porté, siraisonnable qu’il puisse être, à entrer dans desdétails de discussion et de dissertation très-nui-sibles dans des circonstances aussi critiques quecelles où se trouvait Paris. Chaque jour les jour-naux annonçaient les mouvements militaires, lescommentaient, approuvant ou désapprouvant, etfaisaient ressortir les côtés forts et faibles despositions qu’on voulait défendre ou attaquer : l’en-nemi, qui avait partout des espions, savait tou-jours ainsi, avant la sortie de nos troupes, qu’ellesallaient sortir, et c’est surtout par les journauxqu’il était informé.
Mais si l’on ne voulait pas en venir à celte me-sure excessive de la suppression des journaux, ileût été facile de leur interdire absolument toute