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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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L’ARMISTICE.

Les causes de démoralisation et de désorgani-sation que nous venons de signaler agirent avecune rapidité fatale, mais elles n’apparurent danstoute leur gravité qu’à la fin de février. En sui-vant l’ordre chronologique des événements, nousverrons les influences mauvaises qui troublaientla population civile, et auxquelles elle se laissaitsensiblement entraîner, s’étendre peu à peu jus-qu’à l’armée et préparer les coupables défaillancesqui signalèrent la journée à jamais néfaste du18 mars.

30 janvier.

Les pillages continuent aux halles, malgré laplus active surveillance. On s’efforce, d’autre part,de faire rentrer dans leurs communes respectivesles gardes nationaux de la banlieue qui avaientété organisés en bataillons au début du siège,notamment ceux de Saint-Denis, de Gentilly, deVanves, de Vitry, etc. Enfin, la foule se presse àla préfecture de police pour obtenir les cartes decirculation qui permettent de s’éloigner de Parisou de dépasser les lignes.

Ce même jour, le général Callier signale aücommandant en chef une proposition écrite quia été répandue dans son secteur à Bclleville 1 .Ce document est signé d’un sieur Lemaître, chef1 Voir aux Appendices.