ARMÉE DE PARIS.
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qui la surmonte. Ce sinistre emblème déliait resterà cette place jusqu’au 28 mai. Mais ceux qui ve-naient de l’arborer si publiquement, et malgré lesefforts de l’autorité, se mettaient par ce fait mêmeen révolte ouverte avec elle : c’était là en quelquesorte une déclaration de guerre et le signal del’émeute.
Dans la même journée, une réunion nombreused’officiers de la garde nationale a lieu au Palais-Royal et sans aucune convocation officielle. Ellea pour but de discuter la situation faite à ces offi-ciers par la loi qui les régit et qu’ils voudraientvoir améliorée. Une députation est aussitôt en-voyée par eux auprès du commandant en chefpour lui exposer leurs désirs et leurs griefs. Cesdélégués insistent surtout sur des questions desolde, représentant que les indemnités qui leurétaient allouées' étaient insuffisantes. Us ne vou-laient rien moins qu’un traitement permanent etégal à celui de l’armée. L’un d’eux, M. Rattier,chef de bataillon, contesta incidemment au gou-vernement le droit de nommer lui-même le chefde la garde nationale '. Cette députation dut partir
1 II protesfa même contre les nominations antérieurement faitespar le gouvernement des chefs des régiments de la garde nationale.Ce chef de bataillon a joué un rôle en 1848 : il était alors repré-sentant du peuple à la Constituante. La Commune lui a laissé songrade. Voir le Journal officiel de la Commune du 19 mai 1871.
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