148
L’ARJIISTICE.
des projectiles. Les ateliers Frey, passage Rebe-llai, et W'arral etMiddleton, avenue Trudaine, 9,sont également pillés. A ces causes de tumultevint s’ajouter encore un incident qui fournit auxmeneurs un nouveau moyen d’exciter, sous leprétexte de patriotisme, les sentiments déjà siexaltés de la foule : «A deux heures cinquante-cinq» minutes, écrit le préfet de police, une foule de» deux mille personnes escortait, rue Turbigo,» une voiture contenant trois individus qui au-» raient été reconnus pour être des sujets prus-» siens; on criait : A l’eau! et on avait réellement» l’intention de s’en défaire, car on les conduisait« quai de Valmy. Un officier du 107 e bataillon» s’est opposé à ce que ces individus fussent mis» à mort, et a proposé de les conduire place de» laCorderie, au Comité central républicain, pour» y être jugés. La foule les a conduits de ce côté :
» ils ont été perdus de vue rue Dupetit-Thouars. »Comme on le voit, le Comité central ne dissi-mulait plus le rôle qu’il s’était donné, et il diri-geait dès lors le mouvement au vu et su de toutle monde; il siégeait en permanence rue de laCorderie. Dans la journée, un grand conseil deguerre convoqué par lui fut annoncé pour troisheures dans les salles mêmes de la mairie du troi-sième arrondissement. U n e sorte de succursaledu Comité siégeait en même temps à Montmartre,